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QUOI DE NEUF |
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Termes de références Contexte et justification Depuis plusieurs décennies, le Congo est confronté à de nombreuses difficultés de financement de son économie. Alors que les ressources financières nécessaires à son développement sont presqu’exclusivement d’origine énergétique, le Congo perd chaque année une part importante de son potentiel agricole : celui-ci est passé de 10% en 1964 à moins de 3 % en 2005. Ce phénomène généralement appréhendé en termes de malédiction des matières premières (syndrome hollandais)prend essence dans un passé récent que l’on peut dater avec les découvertes pétrolières. Cela va constituer pour le pays, un obstacle au financement du développement socio- économique. Pour contrer le phénomène, il est important d’en comprendre la nature et connaitre l’historique afin d’en saisir les causes profondes. Lorsqu'on interroge l’histoire, on se rend compte que les décideurs publics ont défini un cadre de gestion plus fondé sur des considérations politiques de capture de rente que sur une vision prospective de l’économie. Soulignons que le phénomène du syndrome hollandais, bien que ancré dans les économies en développement, n'est pas irréversible. Les pays africains en général et le Congo en particulier font face aux problèmes de développement qui s’articulent autour de la réalisation du bien-être, de la réduction de la pauvreté, du financement de la santé, de l’éducation, etc… qui nécessitent des financements importants pour y parvenir. La satisfaction de ces besoins conduit souvent les Etats à des tensions de trésorerie des finances publiques et à la recherche des financements souvent onéreux. Ce processus, lorsqu’il est conduit à terme, conduit les Etats à se retrouver devant les portes des institutions financières internationales. Cette conséquence logique des économies des pays en développement peut se résumer en ce que ces pays sont souvent producteurs ou exportateurs d’un seul produit. Les finances publiques s’en trouvent fragilisées et conduisent le pays à rechercher de nouveaux financements qui provoquent souvent l’asphyxie de l’économie par la création des goulots d’étranglement constitués par la dette. Ce processus trouve son origine soit dans les dotations naturelles soit dans les comportements des Etats dits rentiers. En effet, les dotations naturelles ont la particularité d’être soit avares soit généreuses avec certains espaces économiques. Elles permettent ainsi, selon la dotation, de procurer des ressources financières importantes résultant des ressources naturelles à certains pays. C’est le cas du pétrole et de ses dérivés, du cuivre, etc. Aussi, il est important de voir, avec les contributions des chercheurs et praticiens la possibilité de susciter une économie émergente sur la base d’une économie diversifiée. Historique Le Congo, en dépit de son taux de croissance supérieur à 5%, au cours des 10 dernières années, n’échappe pas à la caractéristique des Etats rentiers. Il présente en effet l’inconvénient d’être un pays dépendant, en ce sens que sa croissance est assujettie au secteur pétrolier et la satisfaction de ses besoins de base dépend des importations estimées à environ 130 milliards de francs CFA en 2008 pour ce qui est des denrées alimentaires. Le Congo importe tout y compris la tomate, l’oignon, les allumettes, etc. Cette situation est liée au fait que la part de la production hors pétrole s’est dégradée avec la politique économique largement influencée par la rente pétrolière. L’agriculture, ‘’priorité des priorités’’, a fini par abandonner des pans entiers de l’agriculture délaissant les plantations de café, cacao, thé, riz et même la ceinture maraichère des grandes agglomérations comme Brazzaville et Pointe-Noire au profit des importations. Historiquement, on peut retracer l’évolution économique du Congo à partir de quatre périodes importantes, à savoir :
La nécessité de la diversification de l’économie congolaise trouve une justification dans la recherche des performances économiques et aussi dans la maximisation des potentialités qu’elle recouvre en son sein. Les ressources naturelles, avec la rente qu’elles génèrent, doivent aussi faire l’objet d’une utilisation pertinente. Brève revue de la littérature Rappelons tout de même que, bien avant ces auteurs, les travaux précurseurs de A. SMITH ont mis en avant le rôle des avantages absolus dans la participation des pays aux échanges internationaux. Cette contribution smithienne fut aménagée par D. RICARDO qui avançait l’idée des avantages comparatifs relatifs et non plus absolus. Dans cette approche, tout pays pouvait participer aux échanges internationaux puisque les avantages devenaient dynamiques. Ces contributions, rappelons-le, vont inspirer les travaux récents fondés sur la recherche de la compétitivité comme exigence d’intégration dans le commerce international. Si les dotations sont avantageuses pour un pays, elles ont aussi la particularité de freiner la croissance (BHAGWATI, 1958). En effet, selon l’auteur, la spécialisation peut conduire sous certaines hypothèses à une ‘’croissance appauvrissante’’. J. IMBS et R. WACZIARG (2003) pour leur part ont soutenu le point de vue selon lequel la diversification est fonction du niveau de développement des pays. Au fur et à mesure qu’un pays transforme sa structure économique, une spécialisation apparait à différents niveaux de développement (stages of diversification). On peut penser, au vu de ces contributions que le Congo présente des spécificités de gagner dans les échanges internationaux. Les enjeux de la diversification sont multiples et peuvent s’étendre aussi bien à la gestion macroéconomique, aux finances publiques, à l’emploi, à la gestion du risque, etc. Objectifs et problématique Le colloque a pour but de créer un cadre d’échange, de susciter un débat et une réflexion approfondie sur l’économie congolaise, autour des enjeux de la diversification de l’économie congolaise. La question en débat est de savoir : si la diversification de l’économie procure des avantages certains à une économie : Quelle stratégie serait susceptible de conduire à une meilleure diversification de l’économie congolaise ? Les propositions de communication, relevant des divers champs disciplinaires des sciences économiques, humaines et sociales, préciseront, en trois (03) pages maximum, la problématique, la méthodologie appliquée et les principaux éléments de bibliographie. Les communications peuvent s’articuler autour des axes et sous thèmes indicatifs suivants:
Résultats attendus
Profil des participants
Calendrier Date limite d’envoi des résumés de communication: le 15 octobre 2009 au plus tard Sélection des communications : le 30 octobre 2009 Transmission définitive des projets retenus : 10 novembre 2009 Comité d’organisation : Président : Michel NGAKALA Membres
Comité Scientifique Président : Professeur Hervé DIATA Membres :
Consultants :
Secrétariat du colloque
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