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PUBLICATIONS |
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TERMES DE REFERENCE DES JOURNEES SUR L’ALIMENTATION AU CONGO Thème : Les enjeux de l’alimentation dans un monde globalisé : problématique de la L’alimentation est un droit universel et humain qui, comme les autres droits de l’homme, est au fondement de la dignité et de la liberté humaines. C’est dire que priver les individus de nourriture est une atteinte à la fois à leur dignité et à leur liberté. Dans cette perspective, les principaux enjeux de l’alimentation pour les Etats-Nations peuvent être formulés ainsi qu’il suit :
Ces enjeux doivent être interprétés dans le contexte actuel de la mondialisation où les rapports économiques, financiers et socioculturels internationaux sont désormais régulés, pour une large part, par les organismes privés (entreprises industrielles et commerciales multinationales, Grandes banques internationales, Investisseurs institutionnels…..) qui prônent le libre échange et / ou l’ouverture des économies nationales. La régulation inter-étatique, caractéristique de la mondialisation de la période 1960-1980, au cours de laquelle l’internationalisation des activités des firmes multinationales (F.M.N) était soumise à la volonté des Etats-nations, a donc davantage cédé la place à la régulation privée. Désormais, les Etats-nations se font concurrence pour attirer les investissements directs étrangers (I.D.E) et les firmes multinationales (F.M.N) savent tirer profit des disparités nationales en poussant à l’ouverture des économies. Elles disposent pour cela d’une arme qu’elles ont mise elles-mêmes au point, à savoir un vaste marché mondial internalisé. Ce marché favorise la circulation des biens, des services, des technologies, des capitaux, des hommes et des cultures sans passer par les Etats-nations, bien qu’avec leur appui. Dans un tel contexte et au regard des enjeux de la sécurité alimentaire ci-dessus définis, la problématique du thème des journées sur l’alimentation au Congo peut être formulée ainsi : En organisant ces journées, le CE.PRO.D poursuit les objectifs suivants :
Au regard de ces objectifs, les sous-thèmes sur lesquels devront porter les communications sont les suivants :
CONCLUSIONS DES JOURNEES SUR L’ALIMENTATION Tenues à Brazzaville du 7 au 8 août 2008, sous l’égide du Professeur Charles Zacharie BOWAO, Président du Comité scientifique du Centre de Prospective pour le Développement (CE.PRO.D), les journées sur l’alimentation au Congo ont eu pour thème central « Les enjeux de l’alimentation dans un monde globalisé : problématique de la sécurité alimentaire au Congo ». Ouvrant les travaux, le Président du Comité scientifique du Centre de Prospective pour le Développement (CE.PRO.D) a précisé que la sécurité alimentaire est un défi mondial et que ce défi procède d’une aspiration légitime à l’accès, à tout moment pour chaque individu, à une nourriture quantitativement et qualitativement suffisante pour mener une vie saine et active. Après l’ouverture des travaux, les participants ont suivi huit (8) communications s’inscrivant dans les sous-thèmes ci-après :
S’agissant du sous-thème 1, les participants ont débattu des communications de Messieurs Paul Gomez OLLAMBA et Jean POATY portant respectivement sur « le droit à l’alimentation » et « les dispositions juridiques sur l’exercice du droit à l’alimentation au Congo. » Ces deux communications ont mis l’accent sur le devoir de l’Etat de garantir le droit des individus à accéder à une alimentation saine. Les préoccupations essentielles des participants ont porté sur la législation congolaise sur l’alimentation, les obligations de l’Etat congolais à assurer la sécurité alimentaire et à diligenter l’élaboration d’un code de conduite concernant le droit à la nourriture, en associant les organisations de la société civile. Les débats relatifs au sous-thème 2 ont eu pour soubassement quatre (4) communication à savoir :
Cette communication a relevé la faiblesse du système de sécurité alimentaire au Congo qui expose le consommateur aux dangers certains en consommant des aliments contaminés. Elle a par ailleurs mis en évidence le fait que la production nationale est étouffée par le manque de réseaux routiers fiables. Ce qui fait que la couverture des besoins alimentaires soit assurée par les importations des produits alimentaires souvent de qualité douteuse et parfois ne respectant pas l’éthique.
Cette communication a mis en évidence le fait que la république du Congo, grâce à sa diversité culturelle, présente un éventail de mets traditionnels propres aux communautés ethniques que compte le pays. Le fait de les délaisser au profit des produits et des modèles de consommation importés et en inadéquation avec les habitudes alimentaire nationales, pose des problèmes identitaires et de production.
Cette communication a mis en évidence non seulement la nécessité de l’étude des aliments locaux pour en explorer la richesse en éléments nutritifs, mais aussi la nécessité de l’éducation des citoyens en matière nutritionnelle en liant l’alimentation à la santé.
Cette communication a mis en évidence l’importance de la place des produits alimentaires dans la structure de l’indice général des prix à la consommation et de la dynamique de l’inflation au Congo. Le conférencier a proposé la création d’une cellule de crise alimentaire formée essentiellement des experts de l’agriculture, du commerce, du transport, des travaux publics, de la recherche et de l’économie. S’agissant du sous-thème 3, les participants ont débattu des communications de Messieurs TSENGUE TSENGUE et Didier NGALEBAYE portant respectivement sur :
Dans sa communication, Monsieur TSENGUE-TSENGUE a mis en évidence le fait que la crise alimentaire résulte de l’incapacité du système productif agricole et agro-industriel de produire suffisamment d’aliments pour couvrir les besoins des populations. Cette incapacité est due à la régression de l’agriculture et à la quasi-inexistence de l’agro-industrie.
De tels objectifs ne peuvent être atteints, d’après le conférencier, qu’en mettant en œuvre une politique industrielle assurant la production des équipements agricoles et de transformation des produits agricoles.
Fait à Brazzaville, le 8 août 2008.
DEUXIEME COLLOQUE
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